Produits, clients, commandes : comment transférer correctement vos données vers Shopify ?

Votre fichier est importé.

Shopify affiche les produits.

Les clients apparaissent dans le back-office.

À première vue, tout va bien.

Pourtant, plusieurs jours plus tard, les anomalies commencent à apparaître.

Une variante possède le mauvais SKU.

Une image manque sur certaines références.

Un client existe deux fois.

Des stocks sont incorrects.

Une commande historique n’est associée à aucun client.

Quelques catégories ne correspondent plus à la nouvelle organisation.

Voilà pourquoi il existe une différence fondamentale entre :

importer des données

et

réussir une migration de données.

Sur une petite boutique, une erreur peut parfois être corrigée manuellement.

Sur plusieurs milliers ou plusieurs dizaines de milliers de références, ce raisonnement ne tient plus.

La qualité d’une migration Shopify repose alors sur quatre opérations :

extraire → transformer → importer → contrôler.

Et le quatrième mot est probablement le plus important.

Avant l’import : comprendre comment vos données sont réellement organisées

Deux plateformes e-commerce peuvent contenir exactement les mêmes informations tout en les organisant différemment.

Prenons un produit simple :

T-shirt Classic

Il peut avoir :

  • un titre ;
  • une description ;
  • trois couleurs ;
  • quatre tailles ;
  • douze variantes ;
  • douze SKU ;
  • plusieurs images ;
  • plusieurs stocks ;
  • une catégorie ;
  • une marque ;
  • plusieurs attributs ;
  • éventuellement des informations spécifiques.


L’ancienne plateforme possède son propre modèle.

Shopify possède le sien.

La migration ne consiste donc pas seulement à déplacer :

« T-shirt Classic »

Elle doit reconstituer correctement toutes les relations qui permettent à ce produit de fonctionner.

C’est ce qu’on appelle le mapping des données.

Étape 1 : construire un inventaire des données à migrer

Avant toute transformation, nous voulons connaître les volumes.

Combien avez-vous de :

  • produits ;
  • variantes ;
  • SKU ;
  • clients ;
  • adresses ;
  • commandes ;
  • images ;
  • catégories ;
  • stocks ;
  • champs personnalisés ?

Il faut établir une situation de référence.

Par exemple :

DonnéeSource
Produits8 420
Variantes17 860
Clients31 250
Commandes historiques42 110
Catégories184

Ces chiffres seront très utiles après l’import.

Pourquoi ?

Parce qu’ils permettront de poser une question simple :

Avons-nous retrouvé ce que nous avions au départ ?

💡 Conseil Refresh

Avant toute migration importante, conservez les exports sources d’origine.

Ils constituent votre photographie de référence.

Ne travaillez pas uniquement sur des fichiers transformés dont vous ne pourriez plus retracer l’origine.

Étape 2 : créer un mapping entre l’ancienne plateforme et Shopify

Le mapping consiste à décider où chaque information doit aller.

Exemple simplifié :

Ancienne donnéeDestination Shopify
Nom produitTitle
RéférenceSKU
Description longueDescription
Prix TTCPrice selon configuration
CatégorieCollection ou logique de collection
CouleurOption
TailleOption
Champ matièreMétachamp / information produit selon architecture

Le nom exact des champs n’est pas le sujet principal.

Le vrai sujet est :

Quelle information source doit alimenter quelle information Shopify ?

Cette étape est particulièrement importante lorsque l’ancienne plateforme possède :

  • des champs personnalisés ;
  • une taxonomie spécifique ;
  • des attributs propriétaires ;
  • une logique de variantes différente ;
  • des statuts ou catégories qui n’existent pas de la même manière dans Shopify.

Sans mapping préalable, on commence souvent à improviser pendant l’import.

Et l’improvisation devient très coûteuse lorsqu’elle concerne plusieurs milliers de lignes.

Étape 3 : nettoyer les données avant de les importer

Une migration n’est pas une photocopieuse.

Si votre base actuelle contient :

  • doublons ;
  • anciens produits ;
  • SKU incohérents ;
  • caractères mal encodés ;
  • prix incorrects ;
  • catégories obsolètes ;
  • emails invalides ;

les importer dans Shopify ne les rendra pas meilleurs.

Vous déplacerez simplement le problème.

Il faut donc distinguer :

export brut



et



fichier prêt pour migration.

Entre les deux se trouve une phase de transformation.

Elle peut servir à :

  • supprimer les doublons ;
  • normaliser les valeurs ;
  • harmoniser les SKU ;
  • transformer certaines catégories ;
  • adapter les variantes ;
  • convertir certains formats ;
  • corriger l’encodage ;
  • compléter des champs indispensables.

Les CSV Shopify doivent notamment respecter son format attendu et être encodés correctement en UTF-8. Shopify limite actuellement les fichiers CSV de produits et de clients à 15 Mo par fichier ; les imports volumineux doivent donc parfois être découpés.

Dans quel ordre faut-il importer produits, clients et commandes ?

Ici, l’ordre n’est pas un simple choix d’organisation.

Il influence les relations entre les données.

Shopify recommande actuellement :

1. Produits


↓


2. Clients


↓
3. Commandes historiques

L’objectif est que les commandes puissent être reliées aux produits et aux clients déjà présents dans la nouvelle boutique.

Imaginez l’inverse.

Vous importez une commande contenant le produit A alors que le produit A n’existe pas encore correctement dans Shopify.

Vous compliquez immédiatement le rapprochement.

📌 À retenir

Une migration de données possède des dépendances.

La question n’est pas seulement :

« Qu’est-ce qu’on importe ? »



mais également :



« Dans quel ordre faut-il le faire pour préserver les relations entre les informations ? »

Comment transférer correctement les produits ?

Les produits constituent généralement la première grande masse de données transférée.

Shopify permet notamment l’import de produits à partir de fichiers CSV et recommande, pour les migrations importantes réalisées par un partenaire, de commencer par tester un sous-ensemble avant l’import à grande échelle.

Mais un produit contient plusieurs niveaux d’information.

Les identifiants

Il faut définir les identifiants qui permettront de reconnaître les mêmes éléments avant et après migration.

Le SKU est souvent particulièrement important.

Par exemple :

TSHIRT-BLACK-M

doit rester identifiable comme la même référence commerciale.

Cette cohérence devient fondamentale lorsque les produits sont ensuite connectés à :

  • un ERP ;
  • un logisticien ;
  • un outil de stock ;
  • une solution de facturation ;
  • un flux marketplace.

Une référence qui change sans raison peut casser bien plus que la fiche produit.

Les variantes

Une variante est une source classique d’erreurs.

Prenons :

T-shirt / Noir / M

Il faut s’assurer qu’après migration il possède toujours :

  • le bon SKU ;
  • le bon prix ;
  • la bonne image ;
  • le bon stock ;
  • la bonne option couleur ;
  • la bonne option taille.

Et attention aux modifications réalisées après import.

Shopify précise actuellement que certaines modifications des valeurs d’options via CSV peuvent recréer des identifiants de variantes. Cela peut perturber des dépendances tierces utilisant précisément ces identifiants.

⚠️ Erreur fréquente

Faire plusieurs gros imports successifs sur un catalogue de production sans comprendre le comportement de remplacement des données.

Une correction massive doit être préparée et testée exactement comme un premier import.

Les images

Un CSV ne transporte pas physiquement une image.

Il transporte notamment son emplacement afin que l’image puisse être récupérée au moment de l’import.

Shopify précise ainsi que les CSV produits utilisent des URLs pour les images.

Avant de couper l’ancien environnement, il faut donc s’assurer que :

  • les fichiers nécessaires restent accessibles ;
  • toutes les images ont bien été reprises ;
  • elles correspondent aux bons produits ;
  • les variantes possèdent les bons médias lorsque nécessaire.

Sur un gros catalogue, la vérification doit être structurée.

Les collections

Une ancienne catégorie ne devient pas automatiquement une collection Shopify parfaite.

Vous pouvez décider de :

  • reprendre la même architecture ;
  • fusionner certaines catégories ;
  • supprimer des catégories obsolètes ;
  • créer des collections automatiques ;
  • revoir complètement la logique catalogue.

Il faut donc différencier :

migration des données produit



et



reconstruction de l’architecture commerciale du catalogue.

Les champs spécifiques

Votre ancienne plateforme peut contenir des informations spécifiques :

  • matière ;
  • fabricant ;
  • compatibilité ;
  • certification ;
  • dimensions ;
  • informations B2B ;
  • données techniques.

Toutes ne correspondent pas nécessairement à une colonne standard.

Il faut alors décider si elles deviennent :

  • une information native ;
  • une balise ;
  • un métachamp ;
  • une donnée gérée autrement.

C’est exactement le rôle du mapping.

Comment gérer les stocks pendant une migration ?

Le stock paraît simple :

Produit A = 12 unités.

Mais il devient plus complexe dès qu’il existe plusieurs emplacements.

Boutique avec un seul emplacement

Pour une boutique Shopify ne disposant que d’un seul emplacement, le CSV produit peut actuellement contenir la quantité de stock.

Plusieurs emplacements ou entrepôts

Pour plusieurs emplacements, Shopify prévoit une gestion spécifique du stock, notamment via son CSV de stock ou ses outils/API dédiés.

Cela signifie qu’un catalogue multi-entrepôts doit être préparé avec beaucoup plus de précision.

Il faut savoir :

  • quel stock appartient à quel emplacement ;
  • quelle source fait foi ;
  • quand effectuer la dernière synchronisation ;
  • si un ERP reste maître du stock après la migration.

🧠 Le point de vue Refresh

Sur une boutique en activité, le stock n’est pas une donnée statique.

C’est une donnée qui peut changer pendant que vous êtes en train de la migrer.

La stratégie d’import doit donc prendre en compte le moment où la donnée est extraite, pas seulement sa valeur.

Comment transférer correctement les clients ?

Shopify permet actuellement l’import de profils clients par CSV, applications de migration ou API.

Mais là encore, le nombre de lignes importées ne suffit pas comme contrôle.

Doublons et identifiants

Les bases clients contiennent fréquemment :

  • emails en double ;
  • numéros de téléphone en double ;
  • profils incomplets ;
  • anciens comptes ;
  • comptes créés plusieurs fois.

Shopify précise actuellement que les doublons d’adresse email ou de numéro de téléphone peuvent être ignorés ou affecter l’import selon les données présentes.

Avant migration, il faut donc définir :

Qu’est-ce qui identifie réellement un client unique ?

Adresses et données complémentaires

Il faut vérifier la reprise des informations réellement utiles :

  • prénom ;
  • nom ;
  • email ;
  • téléphone ;
  • adresse ;
  • pays ;
  • tags ;
  • certains champs spécifiques.

Une donnée peut être présente dans le fichier tout en étant inutilisable si elle n’est pas placée au bon endroit.

Consentement marketing

Le consentement marketing mérite une vigilance particulière.

Votre ancienne base peut contenir :

  • clients ;
  • abonnés newsletter ;
  • prospects ;
  • opt-in ;
  • opt-out.

Il ne faut pas transformer automatiquement chaque adresse email importée en abonné marketing.

La migration technique doit respecter la nature du consentement déjà enregistré.

Mots de passe

Les mots de passe sont un cas particulier.

Shopify précise qu’ils ne peuvent pas être migrés depuis une autre boutique au moyen d’un CSV, car ils sont chiffrés en dehors de Shopify. Le parcours d’accès au compte doit donc être prévu dans la migration.

Le client existe.

Son ancien mot de passe n’est pas pour autant une donnée que vous pouvez simplement copier.

Pourquoi importer les clients ne suffit pas à recréer leur historique ?

C’est un point souvent mal compris.

Le fichier client et l’historique de commandes sont deux sujets différents.

Shopify précise actuellement que les colonnes telles que Total Spent et Total Orders ne permettent pas d’importer artificiellement dans un profil client le chiffre d’affaires ou le nombre de commandes réalisés sur une autre plateforme.

Les données de commandes ne sont pas importées via le CSV client.

Autrement dit :

profil client importé ≠ historique commercial recréé.

Pour retrouver l’historique d’achat dans Shopify, il faut travailler sur la migration des commandes elles-mêmes.

Comment transférer les commandes historiques ?

Les commandes sont plus complexes que les produits ou les clients.

Une commande peut contenir :

  • client ;
  • produits ;
  • variantes ;
  • quantités ;
  • prix ;
  • remises ;
  • taxes ;
  • livraison ;
  • adresses ;
  • paiement ;
  • statut ;
  • date.

Shopify prévoit actuellement la migration en masse de commandes historiques via des applications de migration ou ses API de commandes et transactions.

C’est précisément pour cela que les commandes viennent après produits et clients.

Les relations existent déjà.

Il devient possible de reconstituer un historique plus cohérent.

Attention aux notifications

Un détail opérationnel peut créer une belle surprise.

Shopify indique que l’import de commandes historiques peut déclencher les notifications de nouvelle commande destinées aux employés configurés pour les recevoir.

Sur un gros historique, votre équipe pourrait donc recevoir une avalanche de notifications.

Shopify recommande de désactiver temporairement ces notifications lorsqu’on souhaite éviter ce comportement puis de les réactiver après l’import.

C’est exactement le genre de détail qui ne se voit pas dans un fichier CSV.

Mais qui fait partie d’une migration correctement préparée.

Toutes les anciennes commandes doivent-elles vraiment être migrées ?

Pas nécessairement.

C’est une décision métier.

Il faut se demander pourquoi vous souhaitez cet historique.

Pour :

  • le SAV ?
  • les retours ?
  • la connaissance client ?
  • la comptabilité ?
  • l’analyse ?
  • la fidélité ?
  • simplement l’archivage ?

Vous pouvez conserver une archive de l’ancienne plateforme tout en important dans Shopify uniquement la période utile.

Sur sa checklist Shopify Plus actuelle, Shopify recommande au minimum de conserver dans Shopify les commandes encore susceptibles d’être concernées par une période de retour ou d’échange, et évoque une profondeur historique plus importante comme bonne pratique.

La bonne décision dépend néanmoins de votre activité.

CSV, application ou API : quelle méthode choisir ?

Il n’existe pas une méthode universellement meilleure.

CSV

Adapté lorsque :

  • structure relativement simple ;
  • données suffisamment propres ;
  • volumes maîtrisables ;
  • transformation possible dans un tableur ou via script.

Application de migration

Pertinente lorsqu’une application sait déjà établir les correspondances entre la plateforme de départ et Shopify.

Cela peut accélérer le travail.

Mais cela ne supprime pas la nécessité de contrôler le résultat.

API / solution spécifique

Pertinente lorsque :

  • gros volumes ;
  • données spécifiques ;
  • règles complexes ;
  • nombreuses relations ;
  • besoin d’automatisation ;
  • migration nécessitant plusieurs passages ;
  • système source particulier.

Shopify présente actuellement ces différentes approches dans sa propre méthodologie de migration.

La méthode doit donc être choisie après l’analyse des données.

Pas avant.

Pourquoi il faut toujours tester sur un petit échantillon avant le gros import

Supposons que vous ayez 25 000 produits.

Vous préparez le fichier.

Vous lancez immédiatement les 25 000.

Puis vous découvrez que :

  • les tailles et couleurs ont été inversées ;
  • un champ est vide ;
  • certaines images sont incorrectes ;
  • les collections sont mal construites.

Vous venez de transformer une petite erreur de mapping en erreur industrielle.

Shopify recommande d’ailleurs explicitement aux partenaires réalisant une migration importante de tester d’abord un petit sous-ensemble dans une boutique de développement.

La logique est simple :

Test 1

20 à 50 produits représentatifs.

Pas uniquement les plus simples.

Inclure :

  • produit simple ;
  • produit multi-variantes ;
  • produit sans stock ;
  • produit avec plusieurs images ;
  • produit avec champs spécifiques.

Validation

Si le modèle fonctionne :



Import massif

Puis nouvelle validation.

💡 Conseil Refresh

Le meilleur échantillon n’est pas aléatoire.

Il doit volontairement inclure les cas qui ont le plus de chances de casser la migration.

Cas concret : ce que change une migration de plus de 30 000 références

Projet Chouchous présenté sur iPad Pro

Sur un projet comportant plus de 30 000 références, vérifier les produits un par un n’était évidemment pas une option.

Le projet devait changer d’échelle.

La question n’était plus :


« Est-ce que le produit que je regarde est correct ? »



mais :



« Comment démontrer que l’ensemble du catalogue est cohérent ? »

Il faut alors raisonner par contrôles.

Contrôle des volumes

Avant :



30 000+ références.



Après :



retrouve-t-on le volume attendu ?

Contrôle des SKU

Les références sources existent-elles toutes dans la destination ?

Y a-t-il :

  • doublons ;
  • manquants ;
  • références supplémentaires ?

Contrôle des variantes

Un produit possédant 12 variantes avant migration en possède-t-il toujours 12 ?

Contrôle des images

Les produits possédant plusieurs médias les ont-ils conservés ?

Contrôle des valeurs

Comparer :

  • prix ;
  • poids ;
  • stock ;
  • attributs essentiels.

Contrôle par exception

Plutôt que regarder tout ce qui fonctionne, il devient plus efficace de produire des listes :

SKU source absent de Shopify
prix source ≠ prix Shopify
nombre de variantes source ≠ destination
image manquante
stock incohérent

C’est cette logique qui transforme une migration massive en processus contrôlable.

Pourquoi les pourcentages peuvent être trompeurs

Une migration réussie à :

99,5 %



semble excellente.

Mais sur 30 000 références :

0,5 % = 150 références.

150 références incorrectes peuvent représenter :

  • des ventes impossibles ;
  • des prix erronés ;
  • des stocks faux ;
  • des commandes difficiles à préparer.

C’est pourquoi nous préférons parler de :

nature des anomalies



plutôt que simplement de :



taux de réussite global.

🧠 Le point de vue Refresh

Sur un gros catalogue, l’automatisation n’est pas uniquement utile pour migrer les données.

Elle est surtout indispensable pour chercher automatiquement les différences.

Comment contrôler qu’une migration est réellement correcte ?

Nous utilisons plusieurs niveaux de contrôle.

1. Contrôle quantitatif

Comparer :

  • nombre de produits ;
  • variantes ;
  • clients ;
  • commandes ;
  • SKU.

2. Contrôle d’intégrité

Vérifier les relations :

  • variante → produit ;
  • commande → client ;
  • commande → produit ;
  • image → produit.

3. Contrôle des valeurs

Comparer :

  • prix ;
  • SKU ;
  • stock ;
  • adresses ;
  • données commerciales importantes.

4. Contrôle fonctionnel

Ouvrir la boutique.

Chercher les produits.

Tester les filtres.

Ajouter une variante au panier.

Ajouter une variante au panier.

Contrôler un historique.

5. Échantillonnage manuel

Même lorsque les contrôles automatisés sont bons, sélectionner des cas représentatifs permet de vérifier la réalité visuelle.

📌 À retenir

La meilleure stratégie combine :



contrôle automatisé + comparaison quantitative + tests fonctionnels + vérification humaine.

La reprise différentielle : que faire des données créées pendant la migration ?

Voici un problème très concret.

Lundi, vous exportez vos clients.

Votre ancienne boutique reste ouverte.

Mardi, 40 nouveaux clients s’inscrivent.

Mercredi, 65 commandes supplémentaires sont passées.

Vendredi, vous basculez vers Shopify.

Si vous utilisez uniquement l’export de lundi :

vous avez déjà perdu plusieurs jours d’évolution.

Il faut donc prévoir une reprise différentielle ou une synchronisation finale des données qui ont changé entre :

l’export initial



et



la bascule réelle.

Selon le projet, cela peut concerner :

  • nouveaux clients ;
  • nouvelles commandes ;
  • stocks ;
  • parfois produits modifiés.

Nous approfondirons cette question dans l’article suivant :

Peut-on migrer vers Shopify sans interrompre les ventes ?

Car à ce stade, la migration des données rejoint directement la continuité de l’activité commerciale.

Les erreurs les plus dangereuses lors d’un transfert de données

1. Importer avant de cartographier

On découvre les incompatibilités après plusieurs milliers de lignes.

2. Modifier directement le seul export source

En cas de problème, il devient impossible de revenir à la donnée d’origine.

3. Utiliser uniquement le nombre de produits comme contrôle

20 000 produits peuvent être présents avec 5 000 variantes incorrectes.

4. Oublier les relations

Un client existe mais ses commandes ne lui sont pas associées.

5. Tester uniquement des produits simples

Les cas difficiles restent invisibles jusqu’à l’import massif.

6. Supposer que les stocks sont statiques

Ils évoluent pendant la migration.

7. Confondre profil client et historique d’achat

L’import des clients ne recrée pas automatiquement leurs anciennes commandes.

8. Ne pas prévoir les doublons

Surtout sur les emails, téléphones ou références produits.

9. Faire confiance à « Import réussi »

Cela signifie que le système a terminé le traitement.

Pas que toutes les données sont commercialement correctes.

10. Supprimer l’ancien environnement trop rapidement

Tant que la nouvelle base n’est pas validée, l’ancienne peut rester une source extrêmement utile de comparaison.

Checklist de validation avant de considérer la migration comme terminée

Produits

  • nombre cohérent ;
  • SKU présents ;
  • titres corrects ;
  • prix corrects ;
  • variantes cohérentes ;
  • images présentes ;
  • collections correctes.

Stocks

  • valeurs contrôlées ;
  • emplacements corrects ;
  • logique de synchronisation définie.

Clients

  • volume cohérent ;
  • doublons analysés ;
  • emails présents ;
  • adresses vérifiées ;
  • consentements correctement traités ;
  • parcours de compte anticipé.

Commandes

  • historique attendu présent ;
  • dates cohérentes ;
  • produits correctement associés ;
  • clients correctement associés ;
  • montants vérifiés ;
  • notifications maîtrisées.

Contrôles globaux

  • comparaison source / destination ;
  • liste des anomalies ;
  • anomalies corrigées ;
  • échantillon manuel validé ;
  • reprise différentielle préparée ;
  • sauvegarde des exports conservée.

Conclusion – Le vrai travail commence là où l’import automatique s’arrête

Shopify permet de transférer de grandes quantités de données.

Mais la difficulté d’une migration e-commerce n’est pas simplement de réussir à faire entrer ces données dans Shopify.

Elle est de s’assurer qu’elles ont toujours le même sens après le transfert.

Un produit doit rester lié à ses variantes.

Une variante doit conserver son SKU.

Un client doit rester identifiable.

Une commande doit retrouver les bonnes relations.

Un stock doit être cohérent au moment où la boutique ouvre.

Sur quelques centaines de références, une partie de ce travail peut encore être contrôlée manuellement.

Sur plusieurs milliers ou plusieurs dizaines de milliers, il faut changer de méthode.

Chez Refresh, nous raisonnons alors en quatre étapes :

extraire



→ conserver une source fiable ;



transformer



→ adapter les données au modèle Shopify ;



importer



→ respecter l’ordre et la méthode adaptée ;



contrôler



→ comparer systématiquement la source et la destination.

Parce qu’entre :

« Shopify a accepté mon fichier »



et



« ma migration de données est fiable »

il existe parfois plusieurs milliers de vérifications.

Et c’est précisément là que se joue la qualité du projet.

FAQ

Dans quel ordre faut-il importer les données vers Shopify ?

Shopify recommande actuellement d’importer d’abord les produits, puis les clients et enfin les commandes historiques afin que les commandes puissent être correctement associées aux produits et aux clients.

Peut-on importer des produits dans Shopify avec un CSV ?

Oui. Shopify permet l’import de produits via un fichier CSV respectant son format. Pour les volumes ou modèles de données plus complexes, une application de migration ou une solution basée sur API peut être préférable.

Quelle est la taille maximale d’un fichier CSV Shopify ?

Shopify indique actuellement une limite de 15 Mo pour les fichiers CSV de produits et les CSV clients. Un import plus volumineux peut donc nécessiter plusieurs fichiers ou une autre méthode de migration.

Peut-on importer les clients et leurs commandes dans le même CSV ?

Non. Le CSV client sert au profil client. Les informations de commandes historiques nécessitent une méthode distincte. Les commandes doivent être migrées séparément.

Les anciennes dépenses et le nombre de commandes d’un client sont-ils récupérés par le CSV client ?

Non. Les champs correspondant aux anciennes dépenses ou au nombre de commandes ne recréent pas l’historique provenant d’une autre plateforme. Pour retrouver l’historique commercial, il faut migrer les commandes concernées.

Peut-on migrer les mots de passe clients ?

Ils ne peuvent pas être migrés depuis une autre plateforme avec le CSV client Shopify. Le parcours de connexion ou de création d’accès doit donc être anticipé.

Comment migrer les stocks si plusieurs entrepôts existent ?

La quantité du CSV produit est adaptée au cas d’un seul emplacement. Pour plusieurs emplacements, la stratégie de migration doit tenir compte des outils spécifiques de gestion de stock Shopify et de la source qui restera maître du stock.

Comment vérifier qu’un gros catalogue a été correctement migré ?

Il faut combiner des contrôles de volumes, SKU, variantes, prix, images et stocks avec une analyse automatisée des écarts, des tests fonctionnels et un échantillonnage manuel.

Votre catalogue contient plusieurs milliers de produits, un historique client important ou des données qui ne rentrent pas proprement dans un simple fichier CSV ?

Le véritable enjeu n’est pas uniquement de les importer dans Shopify.

Il est de pouvoir démontrer que les produits, variantes, clients, commandes et stocks présents après migration correspondent réellement à ce que vous aviez avant.

Chez Refresh, nous commençons par cartographier les données, leurs relations et les contrôles nécessaires avant de choisir la méthode de migration.

Parce qu’un gros volume de données ne demande pas seulement un outil d’import plus puissant.

Il demande surtout une méthode de validation plus fiable.

Glossaire

TermeDéfinition
Mapping de donnéesCorrespondance entre les informations de la plateforme source et les champs du système de destination.
Source de véritéSystème ou fichier considéré comme référence pour vérifier l’exactitude d’une donnée.
CSVFichier tabulaire utilisé notamment pour importer et exporter des données en masse.
SKURéférence permettant d’identifier précisément un produit ou une variante.
VarianteVersion d’un produit correspondant à une combinaison d’options comme une taille ou une couleur.
MétachampChamp permettant de stocker une information supplémentaire structurée dans Shopify.
Intégrité des donnéesConservation de la cohérence et des relations entre les informations pendant une migration.
RapprochementComparaison entre données source et données destination afin de détecter des différences.
Reprise différentielleTransfert final des données créées ou modifiées entre l’import initial et la bascule.
ÉchantillonnageContrôle approfondi d’un ensemble représentatif de données plutôt que de chaque élément individuellement.